Histoire de la ville

L'histoire de Fleury-MĂ©rogis

Les origines de Fleury remontent à l'an 1093. L'endroit s'appelait alors FLORIACUM. Il était la propriété d'un seigneur romain du nom de Florus. En 1140 apparaît un autre seigneur Roberto de Floriaco, puis un Guillaume de Mérogis. On complète par la suite le nom de Flory par celui de Méraugis au commencement du XIV° siècle, nom du seigneur du lieu.

En 1946, Fleury-Mérogis n'est qu'un village de 261 habitants. Ils ne sont que 361 en 1962, 1198 en 1968. Après avoir accueilli des prisonniers de guerre et des déportés dès 1948 dans le centre Jean Moulin qui est l'un des premiers centres de réinsertion des anciens déportés et internés de guerre, la commune se voit imposer la construction de la plus grande prison d'Europe de 1960 à 1973.

C'est cette implantation qui va entraîner un développement important de la population et l'urbanisation de la ville. Il faut loger les fonctionnaires de l'Etat et construire les infrastructures nécessaires aux familles.

Ainsi en 1975, la ville compte déjà 3262 habitants et 4953 en 1990. Le parc de logement croît ensuite au travers des différents programmes de lotissements. Malgré cela, la ville a su préserver son cadre verdoyant. Elle demeure une ville avec plus de 37% de son territoire communal occupé par des espaces verts ou boisés.

Les maires de Fleury-MĂ©rogis

Elus ou nommés, jusqu’à ce jour, seize maires se sont succédé, en plus de deux siècles, à la tête de la commune. à la lecture de cette galerie de portraits, deux remarques s’imposent.

Premièrement, la condition de propriétaire du château de Fleury s’accompagne de la fonction de maire pendant près de 150 ans, jusqu’à la nomination de Pierre Marcille en 1926.

En second lieu, on note des durées de mandat assez longues, notamment en ce qui concerne les cinquante dernières années. Période d’expansion véritable de la ville, ce demi-siècle n’a été dirigé que par trois élus qui ont participé activement au Fleury-Mérogis d’aujourd’hui. Hommage à ces figures locales qui ont marqué l’histoire communale.

 

Quelques dates importantes :

  • 1789 : crĂ©ation de la commune.
  • 1795 : la France est divisĂ©e en dĂ©partements, chaque dĂ©partement est distribuĂ© en cantons, chaque canton en communes.
  • 1884 : premières Ă©lections municipales libres au suffrage universel.



Les maires de Fleury-MĂ©rogis :

  1. 1789 > Jean François BILLARANT, gardien du château.
  2. 1806 > Jean Louis Pierre DEFRESNE, cultivateur.
  3. 1813 > Armand Guillaume JOLY DE FLEURY, dernier Procureur général de l’Ancien régime, comte de l’Empire, député de Seine-et-Oise, conseiller d’état, propriétaire du château et du domaine.
  4. 1843 > Bon Gabriel Jean JOLY DE FLEURY, auditeur au Conseil d’Etat, maître des Requêtes, dernier Joly propriétaire du château.
  5. 1854 > Jacques Louis Napoléon GRANDIDIER, ancien notaire de Paris, rentier, nouveau propriétaire du château.
  6. 1871 > Louis Victor AUBERGE, agriculteur à la ferme du château.
  7. 1871 > Marie Louis Ernest GRANDIDIER, fils de Jacques Louis Napoléon, auditeur au Conseil d’Etat, voyageur explorateur conservateur au musée du Louvre (porcelaine chinoise), propriétaire du château et du domaine.
  8. 1888 > Emile AUBERGE fils de Louis Victor, régisseur du château, conseiller de Ernest Grandidier.
  9. 1892 > Edmond BARTISSOL, ingénieur, entrepreneur de travaux publics, industriel, nouveau propriétaire du château et du domaine, député des Pyrénées-Orientales.
  10. 1916 > Léon BLAVET, agriculteur à la ferme du château.
  11. 1923 > Gustave BATIAU, courtier en publicités financières, nouveau propriétaire du château.
  12. 1926 > Pierre Louis LĂ©on MARCILLE, rentier, ancien agriculteur et ancien maire de Bondoufle (1901-1912).
  13. 1948 > Edmond BLANCHARD, horticulteur.
  14. 1959 > Auguste GENTELET, économe au centre Jean-Moulin, ancien déporté.
  15. 1975 > Roger CLAVIER, inspecteur des ventes.
  16. 1998 > Michel HUMBERT, ingénieur chef de projet RATP.
  17. DĂ©cembre 2009 > David DERROUET, maire, consultant en communication.
 

Les photographies d'Ernest Grandidier, Edmond Bartissol, Edmond Blanchard et Auguste Gentelet sont issues de la collection de René Davoine, collectionneur-historien.